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"80 % de la population est favorable à la continuation des travaux de son gouvernement actuel". C’est ce qu’a affirmé ce jeudi 1er octobre 2009, au palais de verre d’Anosikely, Monja Roindefo, le premier ministre chef du gouvernement de transition. Cette statistique a été tirée des enquêtes menées par les services des renseignements généraux de la police nationale, selon toujours les explications du locataire de Mahazoarivo. "Ces services de la police nationale utilisent des méthodes scientifiques dans leur recensement", a-t-il précisé pour justifier ce chiffre. A ce titre, la destitution de son gouvernement risque d’entraîner une instabilité majeure, a-t-il continué.
Il a même illustré ses propos par un exemple précis qui s’est passé à Toliara. "A Toliara, le professeur Zafy Albert a voulu tenir une conférence de presse. Les gens ont demandé au professeur l’objet de cette conférence de presse. Une fois que le professeur Zafy Albert a indiqué qu’il s’agit de parler de Monja Roindefo, la conférence de presse a été annulée sur le champ".
Pour ce qui est de la confiance des investisseurs et des opérateurs, Monja Roindefo a utilisé le cas du commerce de voiture à Madagascar, avec la tenue actuelle du salon de l’automobile au Centre international des conférences à Ivato. Si les ventes de voitures ont connu un recul il y a quelques mois, aujourd’hui, ce secteur d’activité a repris, selon Monja Roindefo. "La confiance des investisseurs revient petit à petit", a-t-il conclu tout en précisant qu’il ne reste plus qu’à instaurer une sérénité sociale et une sécurité pérenne à Madagascar.